Arctique : destruction planifiée
par Éric Darier, Ph. D, Directeur de Greenpeace au Québec .. en sabbatique,
14 mai
2010
La guerre froide réchauffée?
Il y a quelques semaines, le gouvernement canadien avait invité à Ottawa les
ministres des Affaires étrangères des États-Unis, de la Fédération de Russie, du
Danemark et de la Norvège pour discuter, derrière portes closes, de leurs
revendications territoriales en Arctique.
Mais derrière les soi-disant revendications territoriales se profile
réellement la mise en place de l'exploitation des ressources naturelles
(notamment le pétrole et le gaz) qui se trouveraient dans l'Arctique.
L'ironie
est que l'accès à ces ressources est rendu plus facile à cause justement des
changements climatiques et à la fonte des glaces générées par... les émissions
de gaz à effet de serre (GES) provenant de l'utilisation des énergies fossiles! (TEXTE COMPLET)
Péril noir sous les glaces canadiennes
Un problème de forage dans l'Arctique aurait des conséquences dramatiques, et les règles d'Ottawa n'ont rien pour rassurer
Sheila Riordon, Director General,
Environment, Energy and Sustainable
Development Bureau, Department of Foreign Affairs and International
Trade Canada has been appointed Canada's new Senior Arctic Official
at the Arctic Council - effective 4 August -. plus
article de Frédéric LasserreProfesseur, département de géographie,
Université Laval, Québec Chercheur régulier, Institut québécois des hautes
études internationales (IQHEI), Université Laval
Jules Dufour,
Ph.D., est Professeur émérite à l'Université du Québec à Chicoutimi,
Président de l'Association canadienne pour les Nations Unies (ACNU)
/Section Saguenay-Lac-Saint-Jean, Membre du cercle universel des
Ambassadeurs de la Paix, Membre chevalier de l'Ordre national du Québec
RadioReVision
QuestDarrell Dennis challenges
misconceptions of what it means to be an Aboriginal person in Canada
today
Un
exercice de souveraineté militaire
Mise à jour le mercredi 19 août 2009 à 19 h 20 Radio-Canada
Photo:
La Presse Canadienne /Adrian Wyld Entouré
du général Natynczyk et du ministre MacKay, le premier ministre se
dirige vers le sous-marin Cornerbrook
Le
premier ministre du Canada, Stephen Harper, participe mercredi
pour la première fois à un exercice militaire de grande ampleur, dans
le cadre de sa tournée dans le Nord canadien.
Quelque 700 membres des Forces canadiennes, provenant des armées de
terre, de mer et de l'air, participent à l'opération pancanadienne
NANOOK 09. L'exercice vise à prouver que le Canada est capable
d'affirmer sa souveraineté dans l'Arctique, une région convoitée par
les États-Unis, le Danemark et, surtout, la Russie, dont certaines
récentes tactiques, comme l'envoi d'avions ou de sous-marins, ont irrité
Ottawa.
Le
premier ministre Harper a été accueilli dans la baie de Frobisher
à bord de la frégate Toronto par le ministre de la Défense nationale,
Peter MacKay, et par le chef d'état-major des Forces canadiennes, le
général Walter Natynczyk. M. Harper doit aussi monter à bord du
sous-marin NCSM Cornerbrook.
Selon
le
général Natynczyk, le Canada n'est pas confronté à une
menace conventionnelle dans l'Arctique. L'augmentation du trafic
maritime, avec l'ouverture du passage du Nord-Ouest par la fonte des
glaces due aux changements climatiques, pourrait mener à de nouveaux
problèmes dans cette région: risque de désastre écologique,
infiltrations criminelles et immigration illégale, par exemple.
Les autorités canadiennes souhaitent que de tels exercices
permettent aussi à la Garde côtière et à la sécurité publique
d'apprendre à intervenir rapidement. Selon le commandant de la défense
continentale canadienne, le vice-amiral Bruce Donaldson, il faut
apprendre à opérer dans ce nouvel environnement avant d'inventer des
menace militaires fictives.L'opération NANOOK 09 se déroule jusqu'au
28 août prochain, dans la région de l'île de Baffin.
Tout
l'argumentaire russe, en fait, se base sur la géologie de la
dorsale de Lomonosov, une chaîne de montagnes sous-marine qui s'étend
sur 2000 kilomètres, en passant par le pôle Nord, des îles de la
Sibérie russe à l'île canadienne d'Ellesmere.
En
juillet 2007, des géologues russes de retour du pôle Nord ont
soutenu détenir des preuves scientifiques selon lesquelles la dorsale
de Lomonosov ne serait que l'extension géologique du territoire russe.
Et, en vertu du droit maritime international, Moscou pourrait réclamer
des droits sur les territoires sous-marins situés au-delà de
200 miles
marins (près de 400 kilomètres) de sa côte s'il démontre que les
fonds
convoités sont une prolongation naturelle de son territoire.
En
2002,
la Russie avait été déboutée devant la Commission des
Nations unies sur les limites continentales, les Nations unies
demandant à Moscou d'apporter davantage de preuves scientifiques pour
appuyer ses prétentions.
Et
pendant que la Russie revendique la souveraineté du pôle Nord,
des scientifiques canadiens et danois tentent de faire valoir, eux, que
la dorsale de Lomonosov est plutôt la continuité de l'île canadienne
d'Ellesmere ou encore du Groenland danois.
Pour
Moscou, aussi bien que pour Ottawa et Copenhague, l'inclusion
dans leur territoire national des vastes zones arctiques litigieuses
pourrait s'avérer formidablement lucrative.
Actuellement,
le droit maritime international reconnaît aux cinq
nations qui possèdent des territoires à l'intérieur du cercle arctique
(le Canada, les États-Unis, la Russie, la Norvège et le Danemark) une
zone souveraine qui s'avance à 200 milles marins de leurs côtes
respectives.
Des
milliards de tonnes de pétrole et de gaz
Pendant
des années, il ne s'est guère trouvé que la Russie pour
faire valoir ses droits sur le point le plus septentrional du globe, la
communauté internationale n'y voyant que peu d'intérêt économique.
Toutefois, depuis l'épuisement d'une bonne partie des réserves
mondiales de gaz et de pétrole et, surtout, depuis que la fonte de la
calotte glaciaire rend le pôle Nord un peu moins hostile, c'est tout un
potentiel qui se découvre peu à peu.
Les
1,2
million de kilomètres carrés litigieux renfermeraient, selon
les estimations des scientifiques, au moins 9 milliards de tonnes
de
gaz et de pétrole. Et c'est sans compter sur le fait que ce secteur
pourrait bien devenir, grâce au réchauffement climatique, l'une des
principales routes maritimes internationales, une sorte de canal de
Panama du Grand Nord.
Where is the Canadian Airborne
Regiment when you need it, asks one of
our regular expert correspondents on Arctic affairs, Len LeSchack .
Next spring, Russia plans to drop paratroopers at the North Pole to
commemorate a 1949 visit there by two Soviet scientists. The Russians
say it’s all perfectly peaceful, and insofar as it rests with Canada...
[...]
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The
institute's mandate is to advance the study of the North American
and circumpolar Arctic through the natural and social sciences, the
arts and humanities and to acquire, preserve and disseminate
information on physical, environmental and social conditions in the
North.
Cette
carte bilingue récemment révisée fait partie de la série de cartes de
référence de l’Atlas du Canada. Elle présente une couverture détaillée
de toutes les parties du monde situées au nord du 50e parallèle, à
l’exception de la partie de la carte représentant la Fédération de
Russie, qui ne représente que les régions situées au nord du 60e
parallèle. La carte est en projection azimutale équidistante. Elle
montre toutes les frontières nationales, les limites provinciales et
territoriales canadiennes, ainsi que la limite des 200 milles marins de
la zone économique exclusive du Canada. Les capitales nationales sont
identifiées, de même que d’autres villes, villages et hameaux. Toutes
ces entités ont été mises à jour en 2008. Certains lieux habités par
une population saisonnière sont également représentés. La carte montre
un certain nombre d’entités importantes du milieu nordique, notamment
l’étendue permanente minimale des glaces de mer dans la région polaire
pour la période de 1972 à 2007, la limite forestière, les entités du
relief sous-marin ainsi que leur nom, les entités topographiques,
l’emplacement de levés historiques à la recherche du pôle Nord
magnétique de 1831 à 2007, ainsi que les glaciers, les champs de glace
et les plateaux de glace côtiers mis à jour. La plus récente mise à
jour du relief sous-marin est tirée de la Carte bathymétrique
internationale de l’océan Arctique de 2008, sur laquelle se superposent
des plages de couleur représentant la bathymétrie. La carte «
Circumpolaire – Année polaire internationale (2008) », de forme
circulaire, s’apparente à la présente carte. Elle est identique, à cela
près qu’elle ne représente que les éléments cartographiques se trouvant
au nord du 55e parallèle.
Référence, 1961 à 2009 (cartes)
Choisissez une des cartes suivantes :
MARITIME JURIDICTION AND BOUNDARIES IN THE ARTIC REGIONPDF
Programme du plateau continental polaire - http://polar.nrcan.gc.ca/
Coordonne le soutien pour, et offre son expertise
aux scientifiques du gouvernement et des universités canadiennes, et
aux chercheurs indépendants, privés, et non canadiens qui travaillent
dans des régions isolées à travers l'Arctique canadien. Association universitaire canadienne d’études nordiques (AUCEN) - http://www.acuns.ca/
Représente une ressource au niveau de l’expérience
et de l’expertise académique et elle joue un rôle clé dans la formation
de la prochaine génération de chercheurs sur le Nord et ce de
différentes façons. Siège à Ottawa, Ontario. Service canadien des glaces (SCG) - http://www.ice-glaces.ec.gc.ca/
Constitue la source en ligne officielle d'environnement Canada au sujet des glaces et des icebergs dans les eaux canadiennes. Le Canada et l'univers circumpolaire - http://www.international.gc.ca/polar-polaire/
La région circumpolaire, une perspective arctique
aux activités et débats internationaux. Volet nordique de la politique
étrangère du Canada. Profils de l'Arctique canadien - http://epe.lac-bac.gc.ca/100/205/301/ic/cdc/arctic/
Présente de façon dynamique des renseignements sur de nombreux sujets ayant trait à l'Arctique canadien.